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L’incidence de la Junkfood sur le poids et la santé
On la surnomme communément : Junkfood, elle englobe les aliments proposés dans les fast-foods et les autres enseignes de distribution d’aliments gras, sucrés et/ou salés (hamburger, hot-dog, frites, chips, nuggets…) à manger sur le pouce. Elle est accusée d’être à l’origine de l’augmentation perpétuelle de l’obésité (ainsi que des pathologies qui en découlent) sur le modèle américain.

Alors est-ce que les fast-foods font vraiment grossir ? Peut-on manger « mal » sans prendre de poids ? A quelle fréquence ? Et quelles sont les conséquences sur la santé ?

Comme on le sait, il n’existe pas d’aliments qui font grossir et encore moins d’aliments qui font maigrir. Chaque aliment apporte son lot de calories et s’il peut être plus ou moins intéressant sur le plan nutritionnel (plus ou moins riche en acides gras essentiels, en vitamines, en minéraux, en fibres, etc…), il pourra toujours s’intégrer au sein d’une alimentation équilibrée.
L’équilibre alimentaire ne se faisant, heureusement pas sur la journée, mais sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Quid des fast-foods ?

Fast-food, littéralement restauration rapide… et c’est là que le bât blesse.

Manger un hamburger/frites, en soi, n’est pas une aberration nutritionnelle.
C’est effectivement un repas gras, à la fois riche en calories et assez pauvre en intérêt (les vitamines et minéraux ne se bousculent pas au portillon), mais on trouve largement aussi gras et riche dans la gastronomie française (exemple parmi tant d’autres de la tartiflette, la fondue savoyarde ou la saucisse de Morteau briochée).

Non, le problème du fast-food ne réside pas tant dans la teneur calorique et lipidique de ses aliments, mais plutôt dans le « comportement » alimentaire qu’il engendre.

Manger vite, avec les doigts, en mâchant très peu (tout est mou et s’avale quasi tout rond !) et surtout sans prendre le temps de savourer, c’est là que le fast-food devient mauvais.
Et les fast-foods entretiennent ce phénomène en multipliant les menus « maxi »
et « plus size », qui font passer un menu, déjà riche, à un gouffre calorique pour 1 euro de plus : la frite passe du cornet moyen au cornet XL et la boisson du 33 cl au 50 cl. De quoi en perdre toute raison…

Sans parler de l’hérésie de la fontaine à soda qui incite à se resservir plusieurs fois (pour rentabiliser l’affaire), avec ses 6 morceaux de sucre aux 33 cl (taille d’une canette), qui ne participent même pas à la satiété (les calories bues perdent cet intérêt primordial), on atteint donc facilement le litre de soda bu pendant les repas, avec 18 morceaux de sucre et 450 calories vides.

Une drogue pour certain ?

Les plus virulents détracteurs vont jusqu'à affirmer que les géants du Fastfood mettraient des composants addictifs dans leur burger, pour « fidéliser » leur clientèle.

Sans pousser jusque-là, on connait tous le pouvoir addictif du gras et du salé et le réconfort immédiat qu’ils procurent. D'où la dénomination de Junkfood (junk rappelant « junkie »), qui n’est pas innocente.

Les autres conséquences pour la santé ?

Le hamburger/frites de fastfood regorge de graisses saturées (entre le steak haché gras, les sauces blanches à base de mayonnaise et les frites) et est plutôt pauvre en vitamines, minéraux, fibres et acides gras essentiels.
Il s'agit donc de ne pas multiplier ce type de repas sur la semaine au risque (sur le long terme), de voir votre cholestérol grimper, et potentiellement le poids aussi (avec toutes les conséquences d'un surpoids sur la santé : diabète, triglycérides, hypertension…).
Un à deux repas fast-food par mois semble être un maximum raisonnable (à moins bien sûr que vous ne choisissiez les menus salade/eau minérale/fruits coupés, mais on s’éloigne du sujet).
Le bon sens voudrait que le repas suivant soit riche en légumes et fruits pour pallier les apports vitaminiques et minéraux, et de préférence pauvre en graisses saturées et riche en acides gras essentiels.

Et le burger/frites de restaurant ?

Heureusement, il ne s’agit pas de diaboliser le célèbre burger, qui pour notre plus grand bonheur, s’est « gastronomisé » ces dernières années.
Avec des recettes toujours plus fines, plus originales, des viandes toujours meilleures, des accompagnements qui changent (des frites maison, rustiques, des frites de patates douces, ou de légumes anciens), le hamburger trouve sa place dans les menus de chacun, y compris les clients qui cherchent à perdre du poids ou les adeptes de la bonne cuisine.
Un hamburger/frites dégusté avec des couverts dans un restaurant, même accompagné d’un verre de soda (non light) pour les plus traditionnels n’a aucune raison d’être diabolisé.

Pour résumer : ce n’est pas tant la junkfood qu’il faut montrer du doigt, mais bien le comportement alimentaire qu’elle suscite (manger vite, avec les mains et sans prendre le temps d’apprécier ou d’être à l’écoute).

Lise Lafaurie, diététicienne de la Clinique du Poids

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